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jeudi 6 août 2015

Rentrée littéraire 2015, ma sélection.

Sans prétention et sans corruption je vous propose aujourd’hui un petit article pour vous présenter une sélection de livres que j'attends avec impatience en cette rentrée littéraire 2015. 

589 romans publiés, un chouia en dessous de la production 2014, cette rentrée déroule le tapis rouge au retour de certains auteurs majeurs du paysage littéraire français. Certains diront que je ne me mouille pas, pas un seul premier roman dans ma wish-list. Je ne boude pas la nouvelle création, je suis juste un peu frileuse, je préfère attendre les retours et consacrer mon temps à des auteurs qui ont déjà su me convaincre. 
J'ai un temps hésité à parler du roman d’Émilie Frêche mais finalement après Soumission de Houellebecqu je n'avais plus envie d'en lire davantage sur le sujet. Je me laisserais volontiers surprendre au hasard d'une librairie, mais pour l'heure ... 
Voici ma liste :


Yasmina Khadra : La dernière nuit du Rais
Longtemps j'ai cru incarner une nation et mettre les puissants de ce monde à genoux. J'étais la légende faite homme. Les idoles et les poètes me mangeaient dans la main. Aujourd'hui, je n'ai à léguer à mes héritiers que ce livre qui relate les dernières heures de ma fabuleuse existence.
Lequel, du visionnaire tyrannique ou du Bédouin indomptable, l'Histoire retiendra-t-elle ? Pour moi, la question ne se pose même pas puisque l'on n'est que ce que les autres voudraient que l'on soit. »
Avec cette plongée vertigineuse dans la tête d'un tyran sanguinaire et mégalomane, Yasmina Khadra dresse le portrait universel de tous les dictateurs déchus et dévoile les ressorts les plus secrets de la barbarie humaine.

=> Pourquoi je l'attends ? 
Découvert avec Ce que le jour doit à la nuit, Yasmina Khadra sait poser une plume délicate sur les douleurs les plus profondes. Le rythme est parfois un peu lent, j'espère que ce défaut sera évité par le concept même de son livre, entrer dans l'intimité, dans la confession d'un tyran devrait suffire à effacer la distance de la narration et les possibles ralentissements.

Sorj Chalandon : Profession du père. 
« Mon père a été chanteur, footballeur, professeur de judo, parachutiste, espion, pasteur d’une Eglise pentecôtiste américaine et conseiller personnel du général de Gaulle jusqu’en 1958. Un jour, il m’a dit que le Général l’avait trahi. Son meilleur ami était devenu son pire ennemi. Alors mon père m’a annoncé qu’il allait tuer de Gaulle. Et il m’a demandé de l’aider.
Je n’avais pas le choix.
C’était un ordre.
J’étais fier.
Mais j’avais peur aussi…
À 13 ans, c’est drôlement lourd un pistolet. » 

=> Pourquoi je l'attends ?
Parce que Chalandon est mon auteur découverte 2013-2014. J'aime absolument tout, son écriture, ses thèmes, sa force et sa sensibilité. A fleur de peau, touchant dans Mon traitre, à glacer le sang dans Le quatrième mur, récompensé maintes et maintes fois sa réputation d'écrivain, de reporter de guerre n'est plus à faire. Pour moi une valeur sure de la rentrée, un coup de cœur attendu comme à chaque fois.

Delphine de Vigan : D'après une histoire vraie
"Ce livre est le récit de ma rencontre avec L.L. est le cauchemar de tout écrivain. Ou plutôt le genre de personne qu’un écrivain ne devrait jamais rencontrer"
Dans ce roman, Delphine de Vigan raconte l’histoire d’une amitié. Séduction, dépression et trahison sont les trois temps de ce récit qui entraîne le lecteur dans les coulisses de la création, là où le doute, les apparences et les faux-semblants tendent un piège redoutable. Qui est le maître du jeu ?

=> Pourquoi je l'attends ?
Parce que je l'attends depuis Rien ne s'oppose à la nuit, parce que j'avais été frappée par l'impudeur avec laquelle elle ouvrait  la porte sur sa vie de famille, ses souvenirs. DDV m'apparait comme une femme fragile et incassable, des antipodes qui servent son écriture, la complètent.


Carole Martinez : La terre qui penche 
 Blanche est morte en 1361 à l'âge de 12 ans mais son âme a continué de vieillir afin de perpétuer le souvenir des événements qui ont mené l'adolescente jusqu'à un sort funeste. Depuis sa tombe, elle raconte comment son père l'a conduite dans la forêt, vêtue de ses plus beaux atours et offerte au diable afin de faire cesser les temps de misère et d'éloigner l'ombre du mal noir qui a déjà tant tu.

=> Pour je l'attends ? 
Parce que je n'ai pas lu son premier livre que tant de lecteurs encensent,  sans doute aussi parce que c'est l'un des rares romans mis en avant dans cette rentrée littéraire qui quitte le domaine du réel et que oui,  j'aime bien l'idée de cette porosité d' univers. Finalement c'est peut être le thème le plus original de cette rentrée perdu au milieu des faits de société, de la crise économique, des guerres et des dépressions féminines. Ma curiosité est aux aguets.

Laurent Binet : La septième fonction du langage
Le 25 février 1980, Roland Barthes est assassiné alors qu'il transportait un document sur la septième fonction du langage, une fonction qui permet de convaincre n'importe qui de n'importe quoi. Le commissaire Jacques Bayard et le sémiologue Simon Herzog enquêtent parmi la crème du milieu intellectuel français et découvrent l'existence d'une société secrète, le Logos Club.

=> Pourquoi je l'attends ?
HHhH. La réponse tient en quatre lettres, titre de l'un de ses romans qui fait aujourd'hui partie de la dizaine de livres que je recommande encore et toujours. J'espère que celui ci allongera ma liste de recommandations. Un brin rock'n'roll, la présentation donne envie d' enfiler une paire de lunettes noires  et de regarder derrière son épaule pour s'assurer que personne ne suit ;-)

Simon Liberati : Eva 
Un soir de l'hiver 1979, quelque part dans Paris, j'ai croisé une femme de treize ans dont la réputation était alors "terrible". Vingt-cinq ans plus tard, elle m'inspira mon premier roman sans que je ne sache plus rien d'elle qu'une photo de paparazzi. Bien plus tard encore, c'est elle qui me retrouva à un détour de ma vie où je m'étais égaré. C'est elle la petite fée surgie de l'arrière monde qui m'a sauvé du labyrinthe et redonné une dernière fois l'élan d'aimer. Par extraordinaire elle s'appelle Eva, ce livre est son éloge.

=> Pourquoi je l'attends ?
Par pure curiosité, et parce qu'il fait un peu polémique ! Irina Ionesco en gue-guerre avec l'auteur parce qu'elle veut protéger sa vie privée ou éviter de soulever des questions d’éthique ? Coup de pub ou intox ? Peu importe je suis déjà piquée. 


Piochez, ou ne piochez pas, mais lisez sans aucune mesure ! Bonne rentrée littéraire à tous les rongeurs de pages ;-) 

10 commentaires:

  1. Bonjour June,

    Je trouve que c'est une très belle sélection ! La qualité des romans de Chalandon n'est plus à prouver tant il a obtenu de prix littéraires. Son écriture engagée, forte et touchante m'avait touchée dans "Mon Traitre". Nul doute que ce nouvel ouvrage sera de qualité. Reste à connaitre les retours.

    Laurent Binet et Carole Martinez, deux écrivains que je n'ai jamais lu, proposent des sujets intéressants et originaux qui ont piqué ma curiosité !

    Merci June pour tes jolies recommandations qui conduisent chaque fois à de très bonnes découvertes littéraires ! Moi qui était avant tout un mélomane...je sens que ma curiosité penche peu à peu vers l'univers du livre... je crois bien que tu y es pour quelque chose !

    V.R

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    1. Je serais ravie de lire tes avis maintenant que tu as un blog ;-) tu me conseilles autant que je te conseille, à chacun son domaine de prédilection !
      Merci d'être venu lire ... c'est gentil !

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  2. Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

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  3. Une sélection que j'ai aussi remarqué. Je verrai pour "boussole" M.Enard car j'ai beaucoup aimé "Rue des voleurs"et "la carte de Mendelssohn" Diane Meur car j'aime les éditions Sabine Wespieser.
    Une période de lecture que j'aime bien. Merci d'avoir pris le temps de faire un billet. Au plaisir d'échanger nos avis. Bonne rentrée littéraire, June. Biz

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    1. Je ne sais pas pourquoi, j'ai une réticence avec Enard, ridicule vu que je ne l'ai jamais lu, mais j'ai le sentiment que ses livres manquent de rythme, par rapport aux titres peut être, pourtant les couv ne manquent pas de style !! Tu m'en diras des nouvelles ?!

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  4. Merci June pour cette belle sélection, je vais commencer par Carole Martinez et continuer avec Chalendon et Khadra.

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    1. Pas de risque avec ceux là ;-) Bonne lecture, bonne découverte !

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  5. Merci pour ta sélection, le dernier roman de Y.Khadra me tente beaucoup également! :)

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    1. Merci à toi de l'avoir lu ;-) Le sujet de Khadra est audacieux mais il a le talent pour relever un tel défi.

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