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lundi 2 mars 2015

Peut-être Esther // Katia PETROWSKAJA

Présentation des éditeurs :

Comprendre d'où l'on vient, n'est-ce pas la première responsabilité de l'âge adulte ? Katja Petrowskaja a grandi dans une famille juive à Kiev, en Ukraine, dans les années 70. De son enfance, lui restent les souvenirs de l'immeuble soviétique qu'elle habitait avec ses parents et ses babouchkas, ces grand-mères comme surgies d'un siècle passé, qui parlaient polonais ou peut-être yiddish - mais avant tout, lui reste un étrange sentiment de manque. Qu'est-ce qui n'était pas dit autour de la grande table familiale ? Dans quelle béance de l'histoire ces ancêtres dont on taisait les noms avaient-ils été happés ? Peut-être Esther est le fruit de cette quête des origines. Pas à pas, fragment par fragment, une découverte après l'autre, Katja Petrowskaja raconte sa filiation.

Mon avis :

Lu dans le cadre d'un partenariat Babelio et les éditions du Seuil. 

La lecture c'est avant tout une histoire de rencontre. Parfois le rapport est fusionnel, parfois tendre, parfois désastreux. En général lorsqu' un livre a été vraiment pénible pour moi, j'évite tout bonnement d'écrire mon article. J'aime moyennement l'idée de critiquer un travail aussi fastidieux que celui de l'auteur.
Mais voilà, les partenariats l'exigent ...

Au départ j'avais de grandes attentes , l'histoire me parlait, m’intéressait avant même d'avoir lu la première ligne. Le questionnement identitaire d'une petite fille marchant à cloche pieds, habitée par le manque, l’absence et les non-dits. Puis l'urgence, après le décès de la tante Lida, peut-être la dernière dépositaire de l'histoire familiale, des vérités enfouies, tues ... 
Commence alors un voyage initiatique, à la recherche de la vérité, des faits, de l'histoire dans laquelle sa famille a inscrit son destin, sa tragédie. 

Sujet poignant, qui ne peut laisser indifférent. 
Oui mais voilà, l'auteure choisit un style d'écriture qui me laisse sur le bord de la route avant de me perdre définitivement. J'aurais aimé l'entendre me raconter son voyage avec émotion et sagesse. Pour moi il y a beaucoup trop de remarques inutiles qui parasitent le texte, des choses que l'auteure a pensé au moment de son voyage et qui n'ont pas d’intérêt, et ce, dès les premières pages avec des élucubrations sur un panneau de gare qui durent quatre pages. Je ne dis pas qu'elle a eut tort, que le choix est mauvais,  elle m'a juste laissée en dehors de l'histoire, dès le départ. Je voulais rester au cœur de ses souvenirs, au plus proche, cette foule de détails s'est placée entre nous, me distanciant.

Ce livre et moi aurait pu être une rencontre remarquable, malheureusement j'ai compté les pages qui me rapprochaient de la fin. 


5 commentaires:

  1. Je n'aime pas écrire ce genre de billet mais les goûts sont personnels et tu as le droit de ne pas accrocher... Tant pis.

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    1. Si ce n'était pas dans le cadre d'un partenariat je n'aurais pas publié d'article :-(

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  2. Je suis d'accord, c'est très dur de critiquer un travail ! Mais ton ressenti est aussi pour nous un moyen de nous décider à vivre ou pas cette aventure, et on peut le faire ainsi en tout état de cause. Cela permet aussi la discussion. Merci de ce partage et de cet avis. bises

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  3. Très bel et objectif avis ! Je suis comme toi, j'ai un mal fou à chroniquer quant je n'ai pas aimé (c'est d'ailleurs pour cela que je n'ai pas encore cédé à la tentation des partenariats ^^). Je trouve que ton billet est écrit tout en délicatesse, et que tu as su trouver les mots ! Merci June :)

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  4. On a l'air de se rejoindre là dessus, ce n'est pas une partie de plaisir.

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