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mercredi 18 septembre 2013

L'étrange disparition d'Esmé Lennox // Maggie O'Farrell


Présentation des éditeurs :

A Edimbourg, un asile ferme ses portes, laissant ses archives et quelques figures oubliées resurgir à la surface du monde. Parmi ces anonymes se trouve Esme, internée depuis plus de soixante ans et oubliée des siens. Une situation intolérable pour Iris qui découvre avec effroi l'existence de cette grand-tante inconnue. Quelles obscures raisons ont pu plonger la jeune Esme, alors âgée de seize ans, dans les abysses de l'isolement ? Quelle souffrance se cache derrière ce visage rêveur, baigné du souvenir d'une enfance douloureuse ? De l'amitié naissante des deux femmes émergent des secrets inavouables ainsi qu'une interrogation commune : peut-on réellement échapper aux fantômes de son passé ?


Mon avis :

Ce fut pour moi une lecture attendue, un de ces livres qui trônent sur nos PAL dont on remet en permanence la lecture à plus tard faute de priorité .

Pourtant, mon premier contact avec ce roman a été déroutant.

Ce sentiment est sans doute dû au trio narratif. L’histoire est en effet livrée sous trois perspectives. Le présent d’Iris, la descendante, le passé d’Esmé, enfermée dans un asile, et les souvenirs anarchiques de Kitty la grand-mère malade. Ces derniers passages sont justement la cause de mon trouble. Ils nous sont livrés entre trois petits points, de manière désordonnée parfois coupés au beau milieu d’une révélation, pour n’être repris que plusieurs chapitres plus tard perdus dans les flots de paroles brouillonnes.

Cependant, une fois que l’on s’adapte au rythme un peu particulier du roman, l’histoire transperce le lecteur. La femme sans doute davantage.

L’intrigue principale du roman réside dans la raison de l’internement d’Esmé si jeune au moment des faits et l’oubli volontaire instauré par les membres de sa famille. La réponse à cette question nous est distillée page après page, révélant l’horrible condition de la femme dans une époque pas si lointaine, le pouvoir des hommes sur leur épouse et leurs enfants, et l’hypocrite puritanisme de ces familles de renom.

On s’attache on s’accroche à Esmé et on ne peut que pardonner la fureur qui la tient jusqu’au dernier jour.

Une très belle histoire qui aurait mérité plus de soin, je pense que le parti pris de l’auteur de nous perdre dans la mémoire particulièrement chaotique d’une personne atteinte d’Alzheimer n’était pas forcément judicieux, je ne pense que cette forme serve le roman, au contraire, j’ai même hésité à abandonner ma lecture, ce qui aurait été dommage au regard du fond intéressant qui émerge ensuite.

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