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vendredi 20 septembre 2013

La petite fêlée aux allumettes // Nadine MONFILS


Présentation des éditeurs :

À Pandore, il se passe de drôles de choses... Chaque fois que Nake, une jeune fille un peu barrée, craque une allumette, elle a des visions affreuses de petites filles assassinées déguisées en Blanche Neige ou en Chaperon rouge. Mais là où ça se corse, c'est quand elle découvre le lendemain dans les journaux que ces crimes ont bien eu lieu...
L'inspecteur Cooper, qui a de curieuses manies, et son collègue Michou, flic le jour travelo la nuit, vont mener l'enquête. Tout irait bien si l'infernale mémé Cornemuse ne venait pas flanquer la pagaille. Fan d'Annie Cordy et amoureuse de Jean-Claude Van Damme, avec qui elle «cause» depuis ses vacances avec un sériai killer, l'horrible punaise sans scrupules revient, pire que jamais. Ça va barder !

Mon avis :

Une histoire qui décoiffe !

Si je devais le qualifier je dirais qu’il s’agit d’un livre schizophrène, je m’explique …

Je style d’écriture est aussi déjanté que les personnages. Une grand-mère nymphomane au langage plus que cru, les extravagances des établissements de charmes pour travestis désinhibés, un policier drag queen, une héroïne à la fois junkie et fifille à sa mamie … On remarque en premier lieu l’humour exacerbé mais aussi le contraste,  le burrelesque, des extrêmes et souvent disons le, de la grossièreté dans le vocabulaire choisi. L’auteur  veut sans nul doute nous imprégner de l’ambiance de la rue et du danger.

D’un autre coté, nous découvrons une sombre histoire de crimes qui se place à la frontière du fantastique. Une série de meurtres largement inspirés des contes de notre enfance, le chaperon rouge, le petit poucet, la petite fille aux allumettes, un Maire vivant en haut d’une colline escarpée, dans un manoir étrange, l’homme aux vœux, vêtu de noir ,arpentant les rues couvert d’un chapeau rond. L’ambiance est mystérieuse, l’énigme semble être à son comble lorsque Nake, personnage principal devient visionnaire en craquant des allumettes.

C’est à ce moment là qu’on se demande comment ces deux styles peuvent s’unir.

Je répondrai qu' ils font du mieux qu’ils peuvent ! Tiraillée entre deux signatures, l’histoire perd de sa force et j'ai dénoué les fils assez rapidement. C’est dommage mais ce n’est pas grave. La fraîcheur est là, je mentirai en assurant que le suspens nous tient mais vous serez divertis ça c’est certain !

J’ai pris tout de même beaucoup de plaisir dans cette folle aventure, une VRAIE lecture de vacances ;-)

Merci à Licorne d’avoir proposé ce titre pour le LDPA, une découverte sympathique et rafraichissante !

1 commentaire:

  1. Effectivement ça à l'air complètement loufoque ! Ca me fait penser au sketch de Florence Foresti sur "le petit poucet" : http://www.youtube.com/watch?v=bbfc7ov6Wy0 Et c'est vrai que le titre est un joli jeu de mots !

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