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dimanche 2 juin 2013

Les dépossédés // Steve SEM SANDBERG

Mon "coup de poing" de la Rentrée ...

Présentation de l'éditeur :

Créé en 1940, le ghetto de la ville de Lodz, le plus grand de Pologne, survécut jusqu'en 1944, alors que les nazis avaient prévu d'en exterminer la population en moins d'un an.
Ce sursis est dû à la personnalité d'un seul homme, Mordechai Chaim Rumkowski, président du Conseil juif. Convaincu que si les juifs se rendaient indispensables à l'effort de guerre allemand, ils seraient épargnés, Rumkowski transforma le ghetto en une cité ouvrière hyperproductive. Pris au piège de sa logique, il sacrifia les inadaptés et les indésirables : malades, vieillards et enfants. Il se mua ainsi, consciemment ou non, en un très efficace rouage de la machine d'extermination nazie.
Pour écrire ce roman, Sem-Sandberg s'est inspiré des archives du ghetto de Lodz. Y étaient collectés quantité de faits officiels, mais aussi des informations interdites cachées par les résistants : journaux intimes, tracts, bulletins de guerre des Alliés, cartes militaires. Privilégiant une écriture sobre ponctuée de purs moments de poésie, Sem-Sandberg fait le pari de la littérature. À notre époque où les derniers témoins disparaissent, il montre que le roman peut rendre compte de la Shoah sans la trahir.
Il se pose en héritier d'une autre manière d'accomplir le devoir de mémoire : il n'est pas témoin, mais il est passeur. Sans témoin, l'Histoire perd son sens ; sans passeur, elle s'efface.

Mon avis :

Inutile de reprendre l'histoire, le quatrième de couverture le fait très bien.
Un livre qui a été pour moi un réèl coup de poing en plein coeur, une nouvelle histoire de la Shoah, d'un homme qui voulut à tout prix sauver son peuple et qui en condamna sa force d'avenir.
Un roman ? Je ne sais pas. C'est l'Histoire. L'Histoire du ghetto le plus tristement célèbre. Celui qui resista le plus longtemps à l'oppresseur. Oui mais à quel prix ?
Tous les faits relatés ayant pris source dans les témoignages, livrets, carnets et journaux qu'a pu consulter durant une longue période l'auteur, ajoute un peu plus de légitimité encore à cet écrit qui m'a bouleversé.
Des dualités, des folies,des sacrifices des espoirs naifs, des perversités, des inhumanités mais aussi des audaces, , des sauvetages, des amours, du courage et de la force ...
Un exercice difficile livré dans la plus belle prose que l'on peut poser sur ce thème si sensible qu'est la mort et la déshumanisation d'un peuple, quel qu'il soit.
Je ne peux m'empecher de vous livrer une des phrases qui m'a beaucoup émue ...
"Quand les déportés et les morts sont plus nombreux que les vivants, ils se mettent à parler à leur place. Les vivants ne sont plus en nombre suffisant pour avoir la force de porter la réalité; c'est aussi simple que cela."
Accrochez vous. Lisez le.

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