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dimanche 2 juin 2013

Une femme fuyant l'annonce // David GROSSMAN



Ou ma grande décéption de la Rentrée Littéraire ...

Présentation des éditeurs :

Ora, une femme séparée depuis peu d’Ilan, son mari, quitte son foyer de Jérusalem et fuit la nouvelle inéluctable que lui dicte son instinct maternel : la mort de son second fils, Ofer, qui, sur le point de terminer son service militaire, s’est porté volontaire pour « une opération d'envergure » de 28 jours dans une ville palestinienne, nouvelle que lui apporteraient l’officier et les soldats affectés à cette terrible tâche. Mais s’il faut une personne pour délivrer un message, il en faut une pour le recevoir, pense Ora. Tant que les messagers de la mort ne la trouvent pas, son fils sera sauf. Aussi décide-telle, sans aucune logique, pour conjurer le sort, de s’absenter durant ces 28 jours en se coupant de tout moyen de communication qui pourrait lui apporter la terrible nouvelle. Ayant prévu une randonnée à travers le pays avec Ofer, elle part malgré tout. Au passage, elle arrache à sa torpeur Avram, son amour de jeunesse (le père d’Ofer ?) et l’emmène avec elle sur les routes de Galilée pour lui raconter leur fils. Elle espère maintenir en vie son enfant par la trame de mots qui dessinent sa vie depuis son premier souffle, et lui éviter ainsi le dernier. Le périple ici est l’occasion d’évoquer le passé : à mesure qu'Ora et Avram arpentent le pays à la beauté étonnante, se reconstitue le fil de la mémoire et des secrets qui enserrent les personnages. Ora, Ilan et Avram s’étaient liés, adolescents, pendant la guerre des Six Jours, dans un hôpital où ils étaient tous trois à l'isolement, alors que les combats faisaient rage à l’extérieur. C’est là que se sont noués les destins de chacun. Le stratagème de la mère réussira-t-il à préserver la vie du fils ? Quoi qu’il lui arrive, le récit le fait renaître avec une vigueur nouvelle.

Mon avis :

Je m'attends à me faire vilipender par les pro-Grossman mais nous sommes en démocratie et il me semble que je bénéficie d'un droit qui est la liberté d'expression alors en avant toutes ! Voici mon coup de griffe !

Ma phrase d'introduction l'indique : une grande décéption pour moi, un ennui certain et je ne m'éttendrai pas longtemps sur le sujet.

Ce livre a été annoncé comme le coup de coeur de la Rentrée, un chef-d'Oeuvre, la création d'une Ora à la hauteur d'une Bovary ... Soit j'ai raté quelque chose , soit la critique a un sérieux problème d'appréciation.

Lenteurs,lourdeurs, détails inutiles peuplent les Ô Combien pénibles 400 premières pages du roman. Heureusement un souffle nouveau me sort de mon semi-coma lorsque qu'enfin l'histoire d'Avram nous est divulguée, cette partie reste pour moi la meilleure de ces 666 pages.

Je me suis forcée à lire ce livre jusqu'à la fin pour me rendre compte que je ne sais pas où David Grossman à voulu nous mener. A l'inutilité de la démarche de cette mère ? Son enfant est-il vivant ? Est-il mort ? Rien ne nous est dit.

Oui certes ... cette histoire est celle de Grossman et son fils ... Mais encore ?

Voilà ce qu'il me reste comme sentiment à la fin de cette lecture : Mais encore ?

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