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samedi 29 juin 2013

Rosa candida // OLAFSDOTTIR



Présentation des éditeurs :



Le jeune Arnljótur va quitter la maison, son frère jumeau autiste, son vieux père octogénaire, et les paysages crépusculaires de laves couvertes de lichens. Sa mère a eu un accident de voiture. Mourante dans le tas de ferraille, elle a trouvé la force de téléphoner aux siens et de donner quelques tranquilles recommandations à son fils qui aura écouté sans s'en rendre compte les dernières paroles d'une mère adorée. Un lien les unissait : le jardin et la serre où elle cultivait une variété rare de Rosa candida à huit pétales. C'est là qu'Arnljótur aura aimé Anna, une amie d'un ami, un petit bout de nuit, et l'aura mise innocemment enceinte. En route pour une ancienne roseraie du continent, avec dans ses bagages deux ou trois boutures de Rosa candida, Arnljótur part sans le savoir à la rencontre d'Anna et de sa petite fille, là-bas, dans un autre éden, oublié du monde et gardé par un moine cinéphile.



Mon avis :



La naissance d'une rose ou le pas vers la paternité.



Une histoire tout en douceur qui traite pourtant un sujet de fond délicat. Enfant illégitime conçut avec au sein d'une femme d'une seule nuit, comment s'approprie-t-on alors le sentiment de paternité ? Comment aimer un enfant dont on ignore tout ?



Avec une grande sérénité nous évoluons au rythme de ce jeune homme égaré , au coeur d'une roseraie mystérieuse, un cadre célèste empreint de religiosité. Peu à peu l'enfant devient un tout, partie integrante comme extension de ce qu'il est , chacun s'apprivoise et s'abandonne pour mieux servir la découverte de l'autre.

La paternité s'eveille et se consolide aussi sûrement que l'interêt maternel s'étiole.



Chaque pas en avant vers la maturité d'Arnljotur semble émaner de la perte d'une femme. Le décès accidentel de la mère le conduisant à sa vie d'homme, la fuite d'Anna le laissant face à son rôle de père ...

Malgré ce destin peu compatissant , ce jeune homme relève les épreuves que la vie lui ordonne le coeur ouvert et tendre, donnant un amour sans entrave nourrit de la même candeur qui l'accompagne dans les allées de sa roseraie.



Il faut également relever le clin d'oeil à la vie conçue sur un parterre de roses, la rose symbole de naissance féminine, la rose, par laquelle tout commence, par laquelle tout finira, huit pétales scintillants sur les joues d'une enfant innocente embaumée de lumière.



Une lecture douce, tendre et lente. L'auteur semble respecter le rythme de la flore. Lecteur impatient s'abstenir !







Cher M

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