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samedi 29 juin 2013

L'inconnue de Birobidjan // Marek HALTER

birobi.jpg Présentation des éditeurs : 
 

1950, New York. Après Orson Welles et Arthur Miller, McCarthy et son équipe interrogent une certaine Maria Apron, 37 ans, actrice. Elle est accusée d'être entrée en Amérique avec un faux passeport et d'avoir assassiné un agent secret de l'OSS en Union sovétique. Pour se défendre, Maria Apron n'a que ses souvenirs. En actrice consommée, elle va, telle Shéhérazade, les distiller à ses accusateurs au cours des cinq journées que dure son interrogatoire. Devant une cour médusée elle raconte sa vie pour sauver sa tête. Elle commence par une révélation scandaleuse : oui, elle a connu Staline ; elle a même été sa maîtresse ! Et cette histoire a détruit tous ses rêves. Car, pour lui échapper, Marina Gousseiev (c'est son vrai nom), talentueuse actrice moscovite, se fait passer pour juive et se réfugie au Birobidjan, Etat juif autonome créé par Staline le long du fleuve Amour. Là, elle devient la maîtresse d'un espion américain qu'elle sauve du Goulag, avant de fuir aux Etats-Unis, où, ironie de l'histoire, McCarthy l'accuse d'espionnage... Avec Marina, on traverse une période extrêmement trouble de la Seconde Guerre mondiale et de l'immédiat après-guerre. De 1932 à 1950, on la suit de Moscou au fleuve Amour, du Goulag aux tribunaux de New York, passant du monde russe au monde yiddish, puis américain. On vit la bataille de Moscou, la domination perverse de Staline sur son propre peuple, y compris les Juifs. On approche de l'intérieur certains faits de guerre méconnus, ainsi que l'épouvantable réalité du Goulag... On apprend l'existence d'un monde juif insoupçonné pendant la Seconde Guerre mondiale. Un monde d'une richesse intellectuelle étonnante, où le théâtre joue un rôle capital. L'Inconnue de Birobidjan : un panorama inédit de l'histoire contemporaine, une héroïne digne de Pasternak, et l'histoire incroyable de cette région juive autonome, le Birobidjan, personnage à part entière du roman. 
 
Mon avis : 
 
Je remercie tout d'abord Livraddict, les éditions Robert Laffont et Marek Halter sans lesquels je n'aurais pas pu participer à ce partenariat !!

Tout à commencé par le visionnage d'un reportage de Marek Halter sur Birobidjan un soir sur Arte peu de temps avant la récéption de l'ouvrage. Ce dernier m'a tant fasciné qu'il me tardait de pénétrer dans l'univers yiddish. Il faut avouer que Marek Halter est aussi bon écrivain qu'il est orateur ! 

Livre en main il ne m'a pas fallu plus de dix lignes pour aimer l'histoire et les faits, que j'ai voulu réèls ! 
 
Rêves, craintes, trahison, désillusion, passion et fureur de vivre. Ingrédients miracles ? Non ! Savoir faire de l'écrivain qui sait par où accrocher le lecteur. 
Le plus de ce roman réside dans  la découverte pour moi de Birobidjan, "terre promise" promise à la communauté juive par Staline qui se voulait magnanime et qui s'est trouvé être à la hauteur du mode macro ( oui, il y a parti pris je l'assume !! ) 
 
J'ai suivi avec avidité les tribulations de Marina, de Moscou la grande, au Birobidjan le rude  jusqu'à New-York ...
 
Personnellement je trouve que l'alternance entre les périodes d'interrogatoire et les flash-back de Marina est parfaitement maîtrisée de sorte que l'on revient de ses réminiscences comme l'on se ramène à la realité après un rêve nostalgique. Le rythme New-Yorkais est tout simplement new-yorkais ! Rapide, intense, rusé ! 

Un très bon livre où la Russie, ma belle Russie tant chérie est au coeur de toutes les peines, et de tous les amours ... 

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