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samedi 1 juin 2013

La voleuse de livre // Markus ZUSAK

Lecture Commune Livraddict

Participantes :

Paikannelink
Florel link
Josteinlink
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100choseslink
Kristuslink
Myletine

Présentation de l'éditeur :



Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenue. Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s'est arrêtée. Est - ce son destin d'orpheline dans l'Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ou bien sa force extraordinaire face aux événements ? A moins que ce ne soit son secret... Celui qui l'a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort ce si joli surnom : la Voleuse de livres...



Mon avis :



Pour moi la particularité de ce livre résidait dans l'originalité du choix de son narrateur. La Mort nous raconte une histoire. Et pour une fois la Mort rapporte une histoire de vivants, une histoire où il y a de l'amour de la déchirure de l'espoir et de la survie ...



Ce que j'ai aimé : Le personnage de Liesel Meminger, enfant introvertie en quête du savoir des mots, la patience et la tendresse de Hans Hubermann, Max, le juif ... Le décor de la rue Himmel, le constat d'un contexte historique d'une guerre qui comme beaucoup implique l'endoctrinement d'enfants encore innocents, la passion des mots d'une enfant illéttrée, les émotions se succèdent sans froideur, c'est pourtant la Mort qui parle ...



L'arrivée du juif m'a beaucoup marquée, d'ailleurs j'ai été tenue en haleine tout au long de ce roman par l''évolution de leur relation, l'existence d'un besoin de partage même à niveau inégal, le besoin de se sentir humain.



Un passage m' a particulièrement émue, je parle du défilé de juifs se rendant à Dachau où Liesel est rongée par la culpabilité de l'impuissance, un combat interieurdévore alors son coeur pas tout à fait sorti de l'enfance :

" J'ai l'un des vôtres dans mon sous-sol ! avait-elle envie de leur crier. On a fait ensemble un bonhomme de neige ! Je lui ai offert treize cadeaux quand il était malade ! Mais elle se tut. "



Un autre passage évocateur ... Le moment ou Rosa, Hans, Liesel et Max, se retrouvent à la cuisine, et recouvrent de peinture blanche, des feuilles arrachées du tristement célèbre Mein Kampf , pour que Max , le juif, puisse écrire La Secoueuse de mots en cadeau à une enfant allemande fille de parents communistes, filles de parents nourriciers traîtres du parti pour cause de moralité ...



Ce que j'ai moins aimé : Le rythme. Souvent lent ou tronqué.

L'auteur fait le choix étrange de débuter chaque chapitre en nous divulguant le dénouement de celui-ci . Je me suis sentie privée du plaisir de la découverte et ceci m'a particulièrement génée et a contribué je pense à entretenir les difficultés de lecture que j'ai pu rencontrer, parce que j'ai besoin de tourner la page, d'avancer par moi même dans la découverte de l'histoire. Ce sera mon coup de griffe !



En définitive, malgré des lenteurs dans le récit, un roman plein d'émotions vives contenues, une apologie de l'humanité et de la survie, à tel point qu'on oublie parfois que c'est la Mort qui nous parle.



Je vous remercie, livraddictiennes, d'avoir participé à cette Lecture Commune, et d'avoir lu jusqu'au bout les 634 pages de ce roman malgré les gènes que certaines ont rencontré ;-)


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