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dimanche 2 juin 2013

La solitude des nombres premiers // Paolo GIORDANO



Présentation des éditeurs :

Les nombres premiers ne sont divisibles que par 1 et par eux-mêmes ; soupçonneux et solitaires, certains possèdent cependant un jumeau dont ils ne sont séparés que par un nombre pair. Maffia, jeune surdoué, passionné de mathématiques, en est persuadé : il compte parmi ces nombres, et Alice, dont il fait la connaissance au lycée, ne peut être que sa jumelle. Même passé douloureux, même solitude à la fois voulue et subie, même difficulté à réduire la distance qui les isole des autres. De l'adolescence à l'âge adulte, leurs existences ne cesseront de se croiser, de s'effleurer et de s'éloigner dans l'effort d'effacer les obstacles qui les séparent. Paolo Giordano scrute avec une troublante précision les sentiments de ses personnages qui peinent à grandir et à trouver leur place dans la vie. Ces adolescents à la fois violents et fragiles, durs et tendres, brillants et désespérés continueront longtemps à nous habiter.

Mon avis :

Il m'a fallu un peu de temps pour entrer dans ce roman en raison de la construction même de ce dernier ; avant d'être happée par les personnalités atypiques et ecorchées des personnages.

Le livre avance toujours en deux temps. La vie d'Alice. La vie de Mattia.

Ceci est au départ déroutant mais on comprend vite que ce choix est une nécessité qui sert le thème.

La solitude des nombres premiers. La solitude. Il ne pouvait donc pas y avoir de fil commun dans la présentation même du roman il fallait que les deux protagonistes soient materiellement séparés par le livre.

La solitude, l'automutilation, l'anorexie, autant de regards apportés sur le cruel passage de l'adolescence, sur les sillons irrévocables que ces blessures laissent à jamais dans notre patrimoine génétique à venir, sur la difficulté de vivre vers par et pour les autres lorsque l'aura de la solitude nous a fait sien.

Extrait => Les années de lycée avaient constitué une blessure ouverte, que Mattia et Alice avaient jugée trop profonde pour qu’elle cicatrise. Ils les avaient traversées en apnée ; lui refusant le monde ; elle, se sentant refusée par le monde, et ils s’étaient aperçus que cela ne faisait pas beaucoup de différence. Ils s’étaient construit une amitié bancale et asymétrique, composé de longues absences et de grands silences, un espace vide et propre où ils avaient tout loisir de reprendre haleine quand les murs du lycée se rétrécissaient au point de les étouffer.

Il m'a fallu quelques heures pour comprendre le choix de cette fin par l'auteur.

Mais évidemment, il ne pouvait en être autrement !

Ce livre a fait l'objet d'une adaptation cinématographique et je vous encourage à le voir après avoir lu ce best seller.

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