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samedi 29 juin 2013

La réparation // Colombe SCHNECK


la réparation Présentation des éditeurs :

« Je me suis d'abord trompée.
Je me disais c'est trop facile, tu portes des sandales dorées, tu te complais dans des histoires d'amour impossible, tu aimes les bains dans la Méditerranée et tu crois qu'une fille comme toi peut écrire sur la Shoah ? Car c'est bien de cela qu'il s'agit. La petite Salomé, dont ma fille a hérité du beau prénom, mon arrière grand-mère, mes oncles et tantes, mes cousins, vivaient en Lituanie avant la guerre. Ils appartenaient à une communauté dont il ne reste rien. »

Que s'est-il vraiment passé dans le ghetto de Kovno en 1943 ? Et pourquoi cette culpabilité en héritage ?
Dans ce roman-vrai, Colombe Schneck remonte le temps et fouille les mémoires. Jusqu'à la découverte d'une vérité bouleversante.

Mon avis :

P.147 =>  J'arrive au point de bascule du livre autobiographique. Colombe apprend d'où vient ce silence qui tient sa famille autour de leur passé de déportés lithuaniens. Je n'ose imaginer son ressenti à ce point précis de son histoire tant je suis moi même bouleversée. Des larmes que je ne peux retenir. Besoin de fermer le livre quelques minutes pour comprendre le choix de ses femmes qui ont voulu vivre. 

P.180 => Je suis anxieuse. J'embarque dans le même avion que Colombe, je l'accompagne en Lithuanie où elle a finalement décidé de partir pour tenter de trouver des traces de ceux qui n'existent plus dans leurs vies de rescapés. Je m'insurge devant les reflexions de déni de la passagère d'à coté. Je suis en colère et j'admire en même temps la capacité de Colombe à ne rien dire.

P.203 => Je suis déçue qu'elle ne trouve pas ce qu'elle est venue chercher. Je remercie de mon salon cet homme qui sait lui dire quelques mots pour la sortir de ce moment de solitude. Cet homme qui l'emmène manger dans ce restaurant qui sert encore des plats juifs lithuaniens, tout en sachant que cela ne changera rien. Il n'y a plus rien. Elle devra vivre avec ces grands absents. Avec, toujours, une forme de silence.

P.212 => Je termine ma lecture.


Conclusion :

Une jolie lecture qui m'a appris le sort de ces femmes dans le ghetto de Kevno, qui n'étaient pas séparés de leurs enfants et envoyés directement à la mort avec eux, mais aussi l'existence de ces personnes qui ont voulu sauver des femmes, se sacrifiant en leur prenant leurs enfants, en allant à la mort accompagnés d'enfants qui n'étaient pas les leurs, permettant à d'autres de vivre, ces autres qui ont accepté de lacher la main de leurs progénitures, qui ont accepté de vivre. Et le silence qui reste après ce choix.

Lecture poignante à partir de la page 147. Une belle découverte de cette rentrée. 

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Mon temps lecture se poursuit avec La vie rêvée d'Ernesto G. de Jean Michel Guenassia, mais trop peu de pages sont passées pour me faire une idée ! 


A bientôt ! Et bonne fin de dimanch

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