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dimanche 2 juin 2013

La douleur // Marguerite DURAS



Présentation de l'éditeur :

« J'ai retrouvé ce journal dans deux cahiers des armoires bleues de Neauphle-le-Château.
Je n'ai aucun souvenir de l'avoir écrit.
Je sais que je l'ai fait, que c'est moi qui l'ai écrit, je reconnais mon écriture et le détail de ce que je raconte, je revois l'endroit, la gare d'Orsay, les trajets, mais je ne me vois pas écrivant ce Journal. Quand l'aurais-je écrit, en quelle année, à quelles heures du jour, dans quelles maisons ? Je ne sais plus rien. [...]
Comment ai-je pu écrire cette chose que je ne sais pas encore nommer et qui m'épouvante quand je la relis. Comment ai-je pu de même abandonner ce texte pendant des années dans cette maison de campagne régulièrement inondée en hiver.
La douleur est une des choses les plus importantes de ma vie. Le mot « écrit » ne conviendrait pas. Je me suis trouvée devant des pages régulièrement pleines d'une petite écriture extraordinairement régulière et calme. Je me suis trouvée devant un désordre phénoménal de la pensée et du sentiment auquel je n'ai pas osé toucher et au regard de quoi la littérature m'a fait honte. »*

Mon avis :

Un témoignage poignant sur la douleur éprouvée par celui qui reste. Etre sauf pendant la guerre exige de soi le sacrifice de vivre sur une route parallèle à celle des êtres qui nous sont chers et qui eux foulent le sol de la perdition.

Vivre, respirer, dormir, manger, parler autant de choses vitales et instinctives qui relèvent de l'effort voire de la honte.

Une histoire de douleur qui draine quantité de rancoeurs, nourritures effectives d'une vengeance inévitable, sentiments que l'on retrouvera ¨de manière exacerbée dans le chapitre " albert des capitales" éprouvant à la lecture.

Le journal d'une femme qui attend un retour improbable, puis qui fuit le revenant et finit par nier sa propre douleur.

Poignant.

Ames sensibles, s'abstenir

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