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samedi 29 juin 2013

Elle s'appelait Sarah // Tatiana de ROSNAY





Présentation des éditeurs :

Paris, mai 2002. Julia Jarmond, journaliste pour un magazine américain, est chargée de couvrir la commémoration de la rafle du Vel' d'Hiv. Au cours de ses recherches, elle est confrontée au silence et à la honte qui entourent le sujet. Au fil des témoignages, elle découvre, avec horreur, le calvaire des familles juives raflées, et en particulier celui de Sarah. Contre l'avis des siens, Julia décide d'enquêter sur le destin de la fillette et de son frère. Soixante ans après, cela lui coûtera ce qu'elle a de plus cher.
Paris, le 16 juillet 1942 : la rafle du Vel' d'Hiv'. La police française fait irruption dans un appartement du Marais. Le petit Michel, paniqué, se cache dans un placard, et sa grande soeur Sarah, dix ans, l'enferme et emporte la clef en lui promettant de revenir. Mais elle est arrêtée et emmenée avec ses parents.

Mon avis :


Lu dans le cadre du chaleenge Un auteur de ma PAL chez June - Avril - Tatiana de Rosnay.

Mon premier livre de Tatiana de Rosnay est une révélation, un coup de cœur pour un auteur mais aussi pour une histoire bouleversante.

Inutile de revenir sur l’histoire , tout le monde connaît les faits du Vel’d’Hiv, mais je tiens à préciser que Tatiana De Rosnay a réussi à pétrir ses phrases d’humanité, belle et déchirante, qui donne aux personnages des allures de Monsieur et Madame tout le monde nécessaire pour que le lecteur s’identifie.

On note la force brisée de cette enfant, la clé, énigmatique, symbolique et terrible, le courage des Dufaure, la ténacité obsessionnelle de Julia et la culpabilité du beau-père Tezac, autant de trames émotionnelles parfaitement rendues par une plume toujours juste .

L’obsession de Julia est pure et torturée, une volonté de restituer une vérité mais aussi de verbaliser un pardon qui n’est pas le sien, je connais trop bien ce sentiment d’avoir la charge du souvenir , je me suis donc fondue dans l’histoire au fil des pages, un peu à fleur de peau mais tellement satisfaite d’avoir été touchée au cœur par un si beau livre.

La fin est magistrale, en douceur, simplement, Elle s’apelle Sarah … Quel poids dans ces quelques mots, l’importance d’une femme dans la vie d’une autre , comme une recherche de rédemption et d’hommage fait à l’enfance volée .

L’adaptation cinématographique est tout aussi réussie, Scott Thomas est une parfaite Julia, Sarah est authentique … Tous les autres personnages portent leur jeu avec justesse et pudeur , un tourbillon d’émotions vives fidèle au roman initial. On pleure, évidemment …

Voici la bande-annonce


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