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dimanche 2 juin 2013

Ce que le jour doit à la nuit // Yasmina KHADRA


Présentation des éditeurs :

Algérie, dans les années 1930. Les champs de blés frissonnent. Dans trois jours, les moissons, le salut. Mais une triste nuit vient consumer l'espoir. Le feu. Les cendres. Pour la première fois, le jeune Younes voit pleurer son père. Et de pleurs, la vie de Younes ne manquera pas. Confié à un oncle pharmacien, dans un village de l'Oranais, le jeune garçon s'intègre à la communauté pied-noire. Noue des amitiés indissolubles, françaises, juives : "les doigts de la fourche ",,comme on les appelle. Et le bonheur s'appelle Emilie, une "princesse" que les jeunes gens se disputent. Alors que l'Algérie coloniale vit ses derniers feux, dans un déchaînement de violences, de déchirures et de trahisons, les amitiés se disloquent, s'entrechoquent. Femme ou pays, l'homme ne peut jamais oublier un amour d'enfance...

Mon avis :

Je me suis souvent demandé si le destin existait, si le chemin de notre vie était inscrit quelque part dans un au-delà totalement irrationnel. Ce genre de livre me fait penser que oui.

Avec un style d'écriture qui frôle la grande littérature et qui tranche parfois comme un essai dénonciateur, Yasmina Khadra nous plonge dans une histoire faite de destins brisés et d'actes manqués. Finalement toute l'histoire de Younes se résume à cela.

Arraché à ses parents, promis à un avenir brillant auprès de son oncle et de sa tante, il n'aura de cesse que de s'empêcher d'être heureux, peut-être par culpabilité, par loyauté envers des engagements qui n'ont aucun sens compte tenu du sacrifice personnel que ceux-ci demandent.

Une histoire d'exil aussi, une histoire d'amour ...

J'avais entendu beaucoup sur Khadra, sur son ton incisif et sa violence parfois. Je n'ai que peu retrouvé ces qualificatifs en lisant ce roman qui, paraît-il diffère énormément de ces précédents tels que cousine k ou les hirondelles de Kaboul, plus de douceur et d'amour, même si globalement, une grande tristesse humaine s'évapore de ces pages.

Une belle découverte que je compte poursuivre, Les hirondelles de Kaboul, déjà dans ma PAL ;-)

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