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samedi 1 juin 2013

Bel ami // MAUPASSANT


Une vie, quelle vie ! Pauvre vie ...



Résumé :



À dix-sept ans, radieuse, prête à toutes les joies, à tous les hasards, ,Jeanne quitte enfin le couvent. Dans le désoeuvrement des jours et la solitude des espérances, de tous ses rênes, le plus impatient est celui de l'amour...

Oh ! Elle en sait des choses sur le frémissement des coeurs, l'élan des âmes. Elle les a si souvent pressentis, espérés, ces bonheurs-là. Aussi, lorsqu'il paraît, le reconnaît-elle sans peine. L'être créé pour elle... Julien ! Le même écho s'éveille en leurs coeurs...

Le mariage scellera leur amour. Mais que suit-elle, lorsque le voile se déchire, des grandes étreintes, des secrets d'alcôves, des désirs d'hommes ? Que sait-elle de l'amour sinon sa poésie ? Alors ils se regardent... Les illusions, à peine écloses, déjà se fanent et bientôt ne sont plus. C'est une vie qui se déroule...



Mon avis :



J'aime ces romans qui m'emportent vers une autre époque, une autre éducation, d'autres moeurs ... et j'aime Guy de Maupassant qui élève la femme autant qu'il l'avilit. Il ne m'en fallait pas davantage pour adopter ce roman.



Roman sur la condition de la femme ? Possible. Jeanne, enfermée au couvent afin que sa pureté d'esprit reste intacte, sort à 17 ans pleine d'espoirs et de rêves, pleine d'envies d'envolées amoureuses romanesques , elle tombe très vite dans les bras de Julien, hypocrite, charmeur, fourbe, avare et infidèle.

Jeanne hypersensible naïve et candide est damnée par les hommes. Des tromperies de son époux, à l'abandon de son fils qui préfèrera lui aussi le réconfort charnel à celui de la poésie, en passant par le rejet ecclésiastique Jeanne est accablée. Elle est née femme. Elle est née faible. Elle acceptera. Elle est l'égérie de la souffrance autant que de l'acceptation.

Le bonheur ? Jeanne ne le côtoie que par la mort. La mort de Julien qui met fin au supplice de l'infidélité. La mort de sa belle fille qui met fin à sa haine, à sa jalousie maternelle et qui lui rendra enfin son fils et le plaisir d'une petite fille que son époux n'avait jamais consenti à lui donner.

Le seul amour qui lui sera donné sans condition, sans souffrance sera celui de son père toujours présent et bienveillant.



Tout au long de ce roman j'ai vacillé entre peine et colère. Peine face à la douleur de la perte des illusions des rêves cassés, peine aussi pour la mère qu'elle deviendra, mère exclusive dont le bonheur n'existe que par la présence de son fils à ses côtés.

Colère évidemment parce que je suis une femme, en 2011, qui ne saurait tolerer le quart de ce qu'elle accepte. Trahison , mensonge, indifférence, ingratitude, rejet ...



Bel ami, Une vie ... Maupassant nous livre-t-il la condition d'une époque, ou prend-t-il plaisir à faire souffrir les femmes de ses romans ?

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