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dimanche 2 juin 2013

12 // Nick MACDONELL


Présentation des éditeurs :

Etudiants paumés, consommateurs éperdus, sportifs sympas, victimes innocentes, bombes sexuelles ... Voici les héros de cette tragédie urbaine en cinq actes.

Ils gravitent autour d'une nouvelle drogue de synthèse, la "Douze". Au centre, White Mike, étudiants modèle et jeune dealer. Tout commence le soir du 27 décembre.

Mon avis :

Nick MacDonell a écrit ce livre alors qu'il n'avait que 17 ans, à vrai dire on perçoit très nettement l'écriture fougueuse révoltée et pessimiste d'un jeune adulte. Tout y est à vif, tranché, froid, cruel et audacieux. Cocktail qu'on ne retrouve que dans l'inconscience perverse d'une vie qui n'a pas encore commencé réèllement et qui déjà ressent de manière brutale les premières désillusions.

Evidemment, la noirceur et la lucidité lubrique de White Mike fait de lui le personnage central, imperturbable et pourtant torturé, perméable aux destins en pleine chute de la jeunesse dorée, brisé par la mort qui l'entoure.

Une histoire racontée plus qu'ecrite, je pourrais presque voir et entendre, un homme de trente ans, affalé dans un canapé, une bière à la main, le regard fixe et embué me rapporter le récit débridé d'une periode de sa vie, folle, insensée, désabusée et complètement perdue. C'est tellement froid que ç'en est touchant.

Une telle distance de la part de White Mike ne peut traduire que la présence d'une blessure profonde, celle qui nous pousse à vouloir toucher le fond, un fond plus profond que celui que le gouffre de la mort propose. Celui où survivre est pire que partir. Celui où l'on cherche à dépasser une limite. Celui qui nous mène à vivre comme un border-line.

Ce livre se lit d'une traite, je le recommande à celles et ceux qui ont apprécieé Hell de Lolita Pille.

Quant à l'adaptation ...

Moins profonde que le roman comme c'est souvent le cas.

Les meilleurs passages du film resteront pour moi, ceux où la voix off, couverte d'un ton grave, cite textuellement des paragraphes entiers du livre.

Chace Crawford dans le rôle de White Mike est parfait, tel qu'on l'imagine à la lecture, tristement beau, superbement solitaire.

Le casting des autres personnages dessert la réalisation, car ils s'avèrent souvent sans consistance, bien heureusement les principaux acteurs incarnent parfaitement ceux créés par MacDonell, White Mike, Molly et la fameuse Jessica complètement barrée.

Les dernières minutes du film sont poignantes , le texte offre un apaisement dans une prise de conscience douloureuse, une acide acceptation de la réalité.

Il y aura toujours des fils qui perdent leurs mères et des mères qui perdent leurs fils.

Encore un grand Merci à Guu qui m'a offert le livre ainsi que le DVD dans le cadre du Swap Ciné&Adaptation ;-)

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