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mardi 21 février 2017

Heureux au travail // Caroline Franc

Présentation :
Soyez enfin épanoui au travail grâce au pouvoir de la pensée positive et du sourire. Ce livre vous propose de voir la vie du bon côté en vous donnant des outils simples et positifs pour vous sortir de 52 situations de crise courantes dans la vie professionnelle (le collègue qui cherche à vous piquer votre place, le collègue qui veut faire de vous son meilleur ami) : le tout avec le sourire et avec humour !

Mon avis :
Voilà un bien utile petit manuel de survie dans le monde du travail déniché grâce a l'opération Masse Critique de Babelio.

Ici pas de grandes théories psychanalytiques floues qui nous échappent,  pas de remontées fulgurantes dans l'enfance pour comprendre notre possible inadaptation au monde de l'emploi mais une série de fiches pratiques et drôles sur des situations données. Écourter une réunion, comment gérer notre petite idylle avec le nouveau stagiaire, comment éviter un collègue super relou : ce petit manuel vous dit tout !
Évidemment vous ne réglerez pas de réels problèmes avec ce livre si tel est le cas et que vous cherchez de vraies réponses passez votre chemin. Si vous avez un vrai conflit il vous faudra bien plus que ce condensé d'exemples de mini-crises.
Ce petit bouquin est fait pour les employés bien dans leur boulot qui trouveront de petites astuces  pour solutionner ou anticiper de petits problèmes ou éviter des situations gênantes.
C'est essentiellement drôle , distrayant et les situations cocasses vous rappeleront forcément des souvenirs. Vous reconnaitrez forcément un moment de votre vie professionnelle et vous vous direz sans nul doute " mais pourquoi n'ai-je pas fait ça ! ". La prochaine fois vous saurez quoi dire quoi faire  et aurez les ingrédients nécessaires pour peaufiner votre petite riposte sans provoquer de cataclysme !
Merci babelio pour ce moment de fraîcheur :-)

dimanche 5 février 2017

California dreamin // Pénélope Bagieu

Présentation :
Ellen naît en 1941 dans une famille juive de Baltimore et, petite déjà, rêve de devenir chanteuse. Sa voix est incroyable, mais sa personnalité aussi excentrique qu'attachante cache une faille de taille : Ellen est boulimique. Et grosse. Trop grosse pour espérer un jour devenir une star. Pourtant quand, à 19 ans, elle devient Cass Elliot, c'est pour échapper à son avenir de vendeuse de pastrami et tenter sa chance à New York ! C'est là que, happée par la folk de l'époque, Cass tombe amoureuse de Denny, le chanteur des Journeymen…

Mon avis :
Cette BD retrace le parcours de Cass Elliot, de sa naissance à la création du groupe folk The Mamas and the Papas ou la triste histoire de sa célébrité.
Ellen de son vrai prénom nait dans une famille juive passionnée de jazz, et quelle chance ! Elle sait incroyablement chanter. Certes elle est grosse, disgracieuse, un peu envieuse et excentrique à souhait mais surtout elle chante comme une déesse et elle le sait !
Adolescente mal dans sa peau elle se compose un personnage bouclier, explore tous les excès qui lui permettent d’oublier qui elle est, alcool, drogue, sexe sans lendemain … Au fond d’elle, elle rêve sa vie plus belle, plus scintillante, et ne refuse aucun défi qui lui permettrait de s’en approcher.
Evidemment personne n’est indifférent à sa voix, à ses interprétations personnelles, à sa créativité débordante infidèle à son jazz maternel, flirtant entre la folk tendance et un rock avant-garde.

Le paradoxe est frappant entre son indéniable talent et sa tristesse intérieure. Parce que même si elle est adulée, enviée par les jeunes filles de son époque, prise pour modèle, Mama Cass est seule et triste.Tous les hommes de sa vie ne sont que des amis, aucun ne l’envisage pour une vie à deux, et nombreux sont ceux qui la blessent. Surtout Denny son partenaire, son ami fidèle. Il est évidemment son amour secret, sa faiblesse cachée, celui qui, sans le savoir la brise à petit feu, chaque jour davantage en regardant avec envie la belle Michelle,  aussi membre du groupe.

La BD s’ouvre et se ferme sur la même scène : l’interview de plusieurs jeunes filles fans de Mama Cass, « La préférée de tout le monde » « on veut toutes être comme Cass » disent-elles …
Oh rien n’est moins sûr …

Dans cette bande dessinée restituée en une sorte de journal à plusieurs voix, on trouve le témoignage de toutes les personnes, de toutes les rencontres qui ont mené Ellen vers le succès, du premier homme qui a su l’aimer, Alan,   jusqu’au producteur du groupe.

Le crayon de Pénélope est urgent et sa plume libre, certains pourront en être gênés, pour ma part j’ai trouvé ce choix juste et fidèle à la personnalité de Cass. Un bel hommage à l’une des plus belles voix folk des années 60-70.

Je vous invite à prendre une pause douceur en sa compagnie  ;-)






 

mercredi 1 février 2017

Nymphéas noirs // Michel Bussi

Présentation :
 Tout n'est qu'illusion, surtout quand un jeu de miroirs multiplie les indices et brouille les pistes. Pourtant les meurtres qui troublent la quiétude de Giverny, le village cher à Claude Monet, sont bien réels. Au coeur de l'intrigue, trois femmes : une fillette de onze ans douée pour la peinture, une institutrice redoutablement séduisante et une vieille femme aux yeux de hibou qui voit tout et sait tout. Et puis, bien sûr, une passion dévastatrice. Le tout sur fond de rumeur de toiles perdues ou volées, dont les fameux Nymphéas noirs. Perdues ou volées, telles les illusions quand passé et présent se confondent et que jeunesse et mort défient le temps.


Mon avis :
 C’est un polar qui rappelle forcément les histoires d’Agatha Christie, tant pas le décor policé, parfait, que par la construction de l’intrigue. Je ne vais pas m’attarder sur l’histoire assez bien présentée par le 4ème de couverture, ni sur l’attrait des personnages aussi attachants qu’agaçants. J’ai envie d’insister plutôt sur la construction de ce polar, sur l’effet manipulatoire de l’auteur parce que c’est ça, pour moi, la grande découverte en lisant mon premier Bussi. Sa capacité à contrôler le suspens , à nous imposer son idée des choses …

 L’histoire se déroule donc dans le village de Giverny, premier village normand après la région parisienne, notamment connu pour être le village du grand peintre impressionniste, Monsieur Monet ici nommé. Tout y est bucolique, comme figé dans sa perfection picturale pour répondre aux attentes de l’incessant flux touristique. Deux grandes rues, une école, un café, quelques commerces de proximité, un joli parc, un prés, plus loin, un lavoir, la demeure Monet, un étang, deux cours d’eau et … le moulin de la sorcière.
La description des lieux est parfaite, merci monsieur le géographe !

Le meurtre peut donc entrer en scène.

L’histoire s’ouvre sur une prise de parole, comme une voix-off qui interviendra tout au long du livre tous les 3-4 chapitres. Cette voix c’est la vieille. La sorcière du village. Elle sait tout sur le mort. Elle sait tout sur les habitants de ce village pas si parfait. Elle connaît bien leurs secrets, leurs travers, leurs faiblesses. Elle sait tout, nous suggère aisément mais ne nous dit rien, la chipie.
Les flics trouvent donc un corps. Le cadavre d’un ophtalmologue respectable quoiqu’infidèle notoire. Quelque chose dérange les inspecteurs : le mode opératoire est étrange, triple en fait. Comme si plusieurs personnes, 3 exactement étaient intervenues sur le cadavre. Trois modes opératoires. Trois pistes qui se dessinent.

Les dés sont jetés, la manipulation Bussi peut commencer !

Parce que cet auteur est génial, il nous manipule de la première à la dernière page. Il nous ballotte, nous laisse à penser que, mais revient sur son indice en en glissant un autre qui semble meilleur avant de le retirer à nouveau. Ça ne vous rappelle rien ? Il était une fois Dix petits nègres … et un déroulé aussi déroutant que frustrant. L’effet Christie est de retour !
Pour ma part j’ai lu ce livre dans un état d’urgence parce que j’étais frustrée de ne pas comprendre. J’étais intimement convaincue que j’avais tout en mains, toutes les cartes, toutes les réponses sans les voir vraiment. J’ai rapidement compris deux choses : Bussi nous manipule et la vieille sorcière est capitale.
Bussi nous donne absolument toutes les informations, mais, d’une manière qui nous impose un seul et unique mode de compréhension, d’assimilation. Et nous passons à côté de la vérité tout au long du livre, en haleine et épuisé de n’avoir rien compris à cette affaire.
 
Jusqu’à cet épisode final. Quel final, quel coup de théâtre stupéfiant. C’est à la toute dernière page que le puzzle se termine.
Alors,  on a une vue d’ensemble, quelques secondes sont nécessaires pour réaliser ce qu’il vient de se passer dans ces 493 pages… Un sanglot s’étrangle lorsqu’enfin on comprend cette histoire.
Une fin aussi belle qu’infiniment injuste.
 
Une bien surprenante rencontre avec l'auteur Michel Bussi, chapeau bas Monsieur, vous m'avez bien eue !
 
 
Lu dans le cadre du café littéraire de la Médiathèque Alb'oru sur le thème du roman policier français.
 

mardi 17 janvier 2017

Harry Potter et l'enfant maudit // Jack Thorne



Présentation :
Cette pièce met en scène les nouvelles aventures d'Harry Potter dix-neuf ans après la fin de la saga de J.K. Rowling. Désormais employé au ministère de la Magie, marié et père de famille, Harry Potter est débordé. De plus, son passé se manifeste par l'entremise de son plus jeune fils, Albus Severus, en butte avec le lourd héritage familial. Père et fils doivent s'unir pour affronter les ténèbres.

Mon avis :
Ce qu’il est important de rappeler avant de commencer à donner mon avis sur cette pièce, est le fait que non, elle n’est pas à considérer comme une suite de la saga parue il y a quelques années et que non JK Rowling n’en est pas l’auteur.
Si JK a donné son accord pour la pièce après avoir exercé son droit de regard comme son droit de correction, elle n’en est pas l’auteur pour autant. Il faut prendre Harry Potter et l’enfant maudit pour ce qu’il est, une pièce de théâtre mettant en scène les personnages et l’univers de JK. Les pastiches s’inspirant de Doyle ne sont pas du Doyle, cette pièce inspirée des créations de JK n’est pas du JK.

Et je le précise parce que je suis tombée dans ce piège. Pendant un moment, dans ma lecture j’ai formulé pleins de reproches à cette pièce parce qu’au lieu de la considérer comme une pièce, je voulais qu’elle soit une suite ! Le personnages de Delphi peu développé, intrigue un peu facile, une dimension temporelle parfois floue, parfois trop pressée … Mais c’est bien là la contrainte d’une pièce de théâtre. Elle se joue sur scène, sans plans filmés, sans chapitres de cent pages détaillés. Avec quelques éléments de décors, et juste les personnages et leur texte pour livrer ce qu’ils sont.
Alors compte tenu de ce paramètres-là, je dis que c’est une bonne pièce, une pièce qui restitue bien l’univers magique d’Harry Potter, avec de vraies problématiques comme celle qui sépare Harry et son fils Albus, vouté sous le poids de l’image héroïque du père, comme celle de l’effet papillon qui peut déséquilibrer l’histoire du monde, où celle des prophéties qui parfois nous échappent.
L'histoire maintenant ...C'est sans conteste avec un immense plaisir  que j’ai replongé de nouveau dans cet univers réconfortant qui a nourrit l’imagination de mon adolescence et qui a fait de moi une adulte pleine de rêves. Qui n'y cèderait pas d'ailleurs ? La vapeur du Poudlard express, les berges du lac, la cérémonie du choixpeau magique et enfin l’attribution des maisons.
Albus est un enfant tourmenté qui cherche à faire ses preuves, à exister par lui même et se défaire de l'héritage héroïque de son père. Ses amitiés son étranges de prime abord, et son désir de se distinguer l'amène à commettre une grave erreur qui pourrait ramener les ténèbres passées.
Au travers de leur quête de justice nous revivions les moments les plus importants de l'histoire de la Saga, nous plongeant parfois dans le regret d'avoir perdu des personnages tellement cultes. Qui ne rêverait pas de ramener à la vie le grand, l'immense Dumbledore, ou l'emblématique Professeur Rogue ?
Albus et Scorpius ont le moyen de le faire, mais le prix à payer pour changer l'histoire est lourd, très lourd. Albus et son ami, comme Harry, Hermione et Ron au même âge, devront faire des choix capitaux. Seront-ils aussi braves qu'eux ? Lisez donc la pièce et découvrez les surprises réservées par Jack Thorne.
Des retrouvailles agréables, qui me font tellement espérer qu'un jour JK. Rowling reprendra sa plume pour Harry.

dimanche 8 janvier 2017

La danse hésitante des flocons de neige // Sarah Morgan

Présentation :
Noël. Kayla Green redoute cette date et, comme chaque année, elle prévoit de s’enfermer dans son bureau de Manhattan avec une surdose de travail. Mais un gros budget de relations publiques l’envoie en fait dans le Vermont : celui de Snow Crystal, apporté par Jackson O’Neil, qui dirige un groupe de stations de sports d’hiver de luxe. Pour Kayla, ce petit miracle de Noël ne va pas sans inconvénients : primo, la neige, le ski, les snow-boots, tituber sur la glace en talons hauts…, ce n’est vraiment pas son idéal ; secundo, Jackson O’Neil a une famille, une de ces familles aussi unies que les mailles d’un tricot bien serré qui rappellent douloureusement à Kayla qu’elle a toujours dû se débrouiller seule. Mais il y a pire encore pour elle que Noël, la famille et autres calamités : c’est Jackson. Jackson, qui a tous les atouts en main pour faire fondre le cœur de glace qu’elle s’est si difficilement façonné…

Mon avis :
Comme chaque année à Noël, je m'accorde une pause douceur, un livre bien romantique typique de Noël. Je n'ai pas cherché longtemps, la collection &H des éditions Harlequin nous en offre quelques uns et même de très bons.
Je prends d'ailleurs une minute pour parler de cette maison d'édition souvent boudée et dénigrée. Je vois toujours la même expression critique ,  la même remarque dédaigneuse " Ah bon ? Tu lis Harlequin ?". Oui j'en lis, et je précise même qu'il n'y a pas meilleure maison d'édition, à mon avis, en ce qui concerne les comédies romantiques réconfortantes et policées. Plusieurs collections ont été développées dont &H et l'on y trouve de bons auteurs qui peuvent rivaliser sans aucun problème avec nos Levy, Musso et Gavalda . Alors n'ayez pas honte, lecteurs Harlequin ! Si l'on assume sans se poser de question de lire un Musso il en va de même pour cette maison d'édition ! A bas les préjugés ! Voilà, j'ai terminé, du moins sur ce point ;-)

Les points forts ce de livre ne résident pas forcément dans l'histoire elle même, qui est somme toute assez récurrente dans la thématique des romans de Noël : une rencontre improbable, un enjeu professionnel, un lieu magique, des gens adorables, une communauté soudée, un amour naissant et une fin heureuse. Voilà en bref le plan du livre. Déjà lu ? Peu original ?
Et alors ?  C'est personnellement ce que j'attends d'un bon livre romantique de Noël ! Du confort, du réconfort et du chocolat chaud, un point c'est tout !

Ce que j'ai aimé par dessus tout dans ce livre, et ce que j'y cherchais aussi,  c'est le dépaysement ... Un vrai voyage, un pur régal.
Sarah Morgan nous emporte avec elle dans le Vermont, au cœur d'une station de sports et de loisirs d'hiver. Nous posons nos valises dans un chalet fait de rondins, avec une cheminée qui crépite en permanence dans un salon aux baies vitrées immenses offrant une vue plus que magistrale sur la forêt enneigée ... Je me pâme d'envie et résiste malgré tout  à la réservation compulsive d'un hôtel dans le Jura.
Kayla est une terrifiée de Noël  et Jackson, son prétendant, brille d'ingéniosité pour la réconcilier avec la période pour notre plus grand bonheur à nous, les vraies mordues. Tout y passe, tout y est féérique, une ballade en forêt pour choisir "le" sapin qui trônera fièrement pendant les fêtes, la confection de gâteaux décorés, odeur flottante de pain d'épices, sortie en traineau tiré par des chiens loups jusqu'à la cascade légendaire du village qui a vu nombre de demandes en mariage, calèche et chevaux des montagnes, patinage au clair de lune sur le lac gelé ... Mes vacances de rêves !
Chaque génération d'homme chez les O'Neil a vu débarquer une étrangère sur les pistes enneigées. Chacun d'eux en est tombé fou amoureux. Aucune d'elles n'est jamais reparties. Kayla fera-t-elle perdurer la légende des O'Neil ?
 
Je vous laisse découvrir la suite et je vous prescris une bonne tasse de chocolat chaud, un plaid, un bon feu et quelques chants de Sinatra en sourdine qui sauront accompagner, que dis-je, envelopper ce doux moment de lecture ... 

dimanche 1 janvier 2017

Amélia // Kimberly McCreight

Présentation :
Kate élève seule sa fille de 15 ans, Amelia. Malgré un travail prenant, elle se croit proche de cette adolescente mature et épanouie, jusqu'au jour où cette dernière saute du toit de son école. Bouleversée, Kate reçoit un SMS anonyme insinuant qu'il ne s'agirait pas d'un suicide. La vérité se trouve peut-être sur les réseaux sociaux, dans les textos ou les mails de la disparue.
Mon avis :
Voici un premier roman particulièrement addictif. Il y a peu de répit, peu de temps mort pour le lecteur.
Reprenons brièvement les faits ...
Kate est devenue la maman d'Amélia très jeune, cet accident est devenu son plus grand bonheur. Le père ? Inconnu ... Un énigmatique grand voyageur rencontré dans un bar un soir, avant le départ vers un ailleurs aussi lointain qu'improbable pour Kate. Depuis sa vie tourne autour de son bébé , devenu une petite fille remarquable, puis une adolescente autonome et brillante. La vie de Kate n'est pas parfaite mais elle est heureuse dans son travail et fière de son joyaux de fille.
Amélia n'a pas la même vision des choses. Amélia est très mal dans sa peau. Elle cherche sa place partout sans la trouver. Elle sait que sa mère ment. Que son père n'est pas ce voyageur rencontré dans un bar. Elle fait un mauvais choix puis se tait. Enchaine d'autres mauvais choix jusqu'au matin où sa mère est appelé par le lycée.
Amélia a sauté du toit.
Voilà le condensé des premières pages du livre. Autant dire que Kimberly Mccreight ne ménage pas son lectorat.
L'histoire du livre se construit dès cet instant. Au moment où Kate comprend qu'elle a perdu sa fille. Que sa fille s'est suicidée. Que son unique raison de vivre est morte, pour toujours. Nous suivons cette femme dans son impensable deuil, dans son refus de retourner à la vie. Dans son impossibilité a respirer l'air d'un monde où sa fille ne vit plus.
Kate, jeune maman pétillante , juriste accomplie devient  une ombre. Rien ne semble pouvoir la tirer de sa torpeur.
Rien, sauf ce message anonyme reçu un matin : "Amélia n'a pas sauté".
Un message qui lui fait aussi mal qu'il la soulage. Non sa fille n'a pas sauté.  Amélia si forte, si brillante, si intelligente si combative n'aurait jamais pu sauter. Au fond d'elle, elle le savait. Mais alors ? Sa fille aurait-elle été assassinée ? Quelqu'un aurait-il enlevé la vie de sa précieuse petite fille ?
Kate devient alors une mère qui cherche, une mère qui trouve. Nul doute qu'elle n'était  pas préparée a découvrir qui était vraiment sa fille, ce qu'elle a dit, ce qu'elle a tu, ce qu'elle a fait.
De terribles réponses qui  peu à peu déconstruisent tout ce qu'elle savait, qui révèlent de fracassantes vérités sur sa fille comme sur elle. 
Et voilà la grande force de ce roman,  pas l'histoire d'un deuil, ni  l'enfer d'une mère face à la perte de son enfant. Mais l'histoire de la cause de cette mort prématurée.
Parce que l'adolescence est un lieu terrible où certaines âmes périssent.
Parce que les mondes virtuels sont cruels et que les crimes y restent impunis parce qu'inconnus.
Parce que l'on pense naïvement que l'on protège les enfants aujourd'hui mieux qu'hier alors qu'ils n'ont jamais été aussi exposés.
Parce que les enfants des années 2000 mènent souvent une double vie et que leurs parents, ignorants, ne peuvent plus les protéger de leurs bras rassurants.
Un focus épatant sur le nouvel enfer 2.0, le harcèlement, les dangers virtuels et la différence ...